Tendances du marché immobilier en France en 2026 : chiffres, prévisions et réglementation

24 min de lecture

Arche Immobilier • 27/07/2026

L'essentiel en bref

  • Le marché immobilier français entre en 2026 dans une phase de stabilisation : 929 000 transactions en 2025 (+11 %), projection à 980 000 ventes en 2026.
  • Les taux de crédit immobilier se stabilisent entre 3,25 % et 3,5 % sur 20 ans : soit près d'un point de moins qu'au pic de 2023.
  • Le DPE évolue au 1er janvier 2026 : le coefficient de conversion de l'électricité passe de 2,3 à 1,9, faisant remonter automatiquement de nombreux logements d'une classe énergétique.
  • MaPrimeRénov' est suspendue depuis le 1er janvier 2026 faute de budget : les propriétaires doivent désormais mobiliser les CEE, l'éco-PTZ et les aides locales.
  • Le neuf reste en crise (fin du Pinel au 31 décembre 2024), tandis que l'ancien et le locatif retrouvent une dynamique positive dans la plupart des grandes villes.

Bilan 2025 et vue d'ensemble du marché en 2026

Le marché immobilier français aborde 2026 dans un contexte de reprise progressive après deux années particulièrement éprouvantes. La crise de 2023-2024, déclenchée par la remontée brutale des taux directeurs de la BCE et amplifiée par la contraction du crédit, a produit une correction significative : baisse des volumes de transactions, recul des prix dans les grandes métropoles, effondrement de la production neuve, et gel partiel du marché locatif.

En 2025, le marché a commencé à se reprendre. Le volume de transactions de logements anciens a atteint 929 000 ventes sur l'année, soit une hausse de 11 % par rapport à 2024 (source : Notaires de France, France Info). La dynamique est confirmée pour 2026 avec une projection à 980 000 ventes, portée par trois facteurs convergents : la détente progressive des taux de crédit, le retour des primo-accédants solvables sur le marché, et l'ajustement des prix qui a rendu l'achat de nouveau accessible dans un grand nombre de marchés.

Indicateur2023202420252026 (projection)
Volume de transactions (logements anciens)860 000840 000929 000980 000
Taux de crédit immobilier moyen sur 20 ans4,5 %3,8 %3,4 %3,25 à 3,5 %
Évolution des prix (glissement annuel)-3 à -5 %-2 à -4 %Stabilisation+1 à +2 % (estimé)

Bon à savoir : la lecture terrain du groupe Arche

Avec 110 000 transactions annuelles et 23 500 collaborateurs répartis dans 7 réseaux d'agences partenaires (Citya, Laforêt, Guy Hoquet, Century 21, Nestenn, Bien'ici et ParuVendu), le groupe Arche Immobilier dispose d'une lecture terrain unique des dynamiques locales et nationales.

Quelles sont les évolutions des prix au m² dans les grandes villes françaises ?

La carte des prix immobiliers français s'est profondément redessinée entre 2022 et 2026. Les marchés les plus surévalués ont corrigé (Paris, Lyon, Bordeaux), tandis que des villes aux fondamentaux solides (Marseille, Nice, Toulouse, Rennes) ont maintenu ou amorcé une nouvelle hausse.

VillePrix moyen /m² (début 2026)Tendance 2025-2026Délai de vente moyen
Paris (intra-muros)9 600 €/m²Stabilisation sous les 10 000 €/m²60-75 jours
Lyon4 600 €/m²Stabilisation après correction de -4,9 %<75 jours
Nice5 200 €/m²Hausse modérée : le plus dynamique de France45-60 jours
Bordeaux4 800 €/m²Stabilisation après surchauffe post-Covid70-85 jours
Rennes4 100 €/m²Légère hausse : pression locative forte60-75 jours
Nantes3 800 €/m²Normalisation après surchauffe65-80 jours
Marseille3 700 €/m²Hausse modérée : attractivité nationale renforcée60-70 jours
Toulouse3 600 €/m²Stable : délais courts, demande soutenue<70 jours
Lille3 500 €/m²Marché tendu : offre insuffisante<70 jours
Strasbourg3 200 €/m²Stabilité : marché transfrontalier70-85 jours

Zoom sur les 3 marchés qui surperforment en 2026

  • Nice : le marché niçois est le plus dynamique de France métropolitaine en 2026. La demande internationale (acheteurs britanniques, italiens, scandinaves) reste très active malgré la fin des avantages post-Brexit.
  • Marseille : le regain d'attractivité de Marseille, amorcé lors de la crise Covid avec l'exode depuis l'Île-de-France, se confirme en 2026. La ville cumule les avantages : prix encore 60 % inférieurs à Paris, TGV Paris-Marseille en moins de 3h, cadre de vie méditerranéen et dynamisme économique croissant. Les quartiers du 5e, 6e et 8e arrondissements voient les prix progresser le plus rapidement.
  • Villes moyennes (Reims, Perpignan, Angers) : les villes moyennes bien dotées en services et connectées aux grandes métropoles par TGV ou autoroute poursuivent leur trajectoire haussière. L'essor du télétravail hybride (2 à 3 jours/semaine au bureau) permet à une partie des actifs de s'installer à 1h30 de leur employeur, ce qui alimente la demande dans ces marchés à prix encore accessibles.

Où en sont les taux de crédit immobilier en 2026 ?

La trajectoire des taux de crédit immobilier est le facteur le plus déterminant de la reprise du marché. Après avoir atteint un pic à près de 4,5 % sur 20 ans à l'automne 2023 (contre moins de 1 % en 2021), les taux ont progressivement reflué pour se stabiliser entre 3,25 % et 3,5 % début 2026.

L'évolution des taux depuis le pic de 2023

PériodeTaux moyen sur 20 ansImpact sur la capacité d'emprunt
Début 2022< 1,5 %Maximum historique
Fin 20222,5 %-12 % vs début 2022
Automne 2023 (pic)4,5 %-25 % vs début 2022
Fin 20243,8 %Amélioration progressive
Début 20253,4 %Retour partiel de la capacité d'emprunt
2026 (stabilisation)3,25 à 3,5 %Niveau acceptable : marché qui reprend

Faut-il attendre une nouvelle baisse des taux pour acheter ?

Les courtiers immobiliers s'accordent sur un point en 2026 : les taux ne devraient pas baisser brutalement à court terme. La BCE a marqué une pause dans son cycle de détente, attendant de confirmer que l'inflation reste durablement sous les 2 %. Une nouvelle baisse de 0,5 à 1 point n'est pas exclue d'ici fin 2027, mais rien ne garantit ce scénario.

Bon à savoir : les 2 risques de la stratégie d'attente

  • Risque prix : les prix pourraient avoir remonté dans les marchés dynamiques, effaçant le bénéfice de la baisse de taux.
  • Risque concurrence : la concurrence entre acheteurs pourrait s'intensifier, réduisant le pouvoir de négociation.

Pour les acheteurs en capacité d'emprunt, 2026 représente donc une fenêtre favorable : le pouvoir de négociation est encore réel, les prix sont stabilisés, et les taux sont à un niveau acceptable.

Ce qui change réglementairement en 2026 : DPE, MaPrimeRénov', PEL, frais d'agence

L'année 2026 introduit plusieurs évolutions réglementaires majeures qui modifient les conditions d'achat, de vente et d'investissement immobilier. Vendeurs, acheteurs et investisseurs doivent les intégrer dans leur stratégie pour éviter les mauvaises surprises et saisir les opportunités qu'elles créent.

La révision du coefficient DPE au 1er janvier 2026

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) évolue au 1er janvier 2026 avec la révision du coefficient de conversion de l'électricité, qui passe de 2,3 à 1,9 kWh d'énergie primaire par kWh d'énergie finale. Cette révision aligne la France sur le standard européen.

Conséquence directe et immédiate : les logements chauffés principalement à l'électricité, qui représentent environ 35 % du parc résidentiel français, voient leur consommation d'énergie primaire recalculée à la baisse. Mécaniquement, une partie de ces biens remonte d'une classe énergétique sans qu'aucun travaux n'ait été réalisé.

Pour les propriétaires concernés, il est impératif de refaire réaliser un DPE par un diagnostiqueur certifié COFRAC dès janvier 2026 pour bénéficier du nouveau classement. Un DPE réalisé avant le 1er janvier 2026 avec l'ancien coefficient n'est pas automatiquement recalculé.

La suspension de MaPrimeRénov' au 1er janvier 2026

MaPrimeRénov' est suspendue depuis le 1er janvier 2026, faute de budget national disponible dans le contexte de contrainte budgétaire de l'État. Aucun nouveau dossier ne peut être déposé : ni pour les mono-gestes (remplacement de chaudière, isolation de combles) ni pour les rénovations globales.

Seuls les dossiers transmis et validés avant le 31 décembre 2025 continueront d'être traités et financés. Cette suspension rebat les cartes pour l'ensemble des propriétaires envisageant des travaux de rénovation énergétique en 2026.

Les 4 alternatives à mobiliser en l'absence de MaPrimeRénov'

  • Les Certificats d'Économie d'Énergie (CEE) : toujours actifs, gérés par les fournisseurs d'énergie, permettent de financer une partie des travaux d'isolation, de chauffage ou de ventilation.
  • L'éco-PTZ (éco-Prêt à Taux Zéro) : prêt sans intérêts jusqu'à 50 000 € pour financer des travaux de rénovation énergétique, accessible aux propriétaires occupants et bailleurs.
  • Les aides locales des collectivités : certaines régions (Île-de-France, Occitanie, Bretagne) et EPCI proposent des aides complémentaires à MaPrimeRénov'. À vérifier auprès des guichets ADIL locaux.
  • Le Prêt Avance Mutation (PAM) : dispositif permettant aux propriétaires modestes de financer des travaux avec remboursement différé à la vente du bien.

Le nouveau taux du PEL et les mesures fiscales

Le Plan Épargne Logement (PEL) ouvert après le 31 décembre 2025 bénéficie d'un taux de rémunération relevé à 2 %, contre 1,75 % pour les PEL ouverts en 2025. Cette hausse redonne de l'attractivité à ce produit d'épargne réglementé, particulièrement adapté aux épargnants qui préparent un projet immobilier à horizon 4 à 10 ans.

Par ailleurs, les plafonds de ressources du Prêt Avance Mutation sont réévalués en 2026, élargissant son éligibilité à davantage de ménages modestes. Enfin, les frais d'agence pour les contrats de location sont réévalués pour la première fois depuis 2014, une évolution qui affecte les conditions financières de mise en marché des biens locatifs pour les propriétaires bailleurs.

Bon à savoir : le calendrier de la fin des passoires thermiques à la location

  • Depuis le 1er janvier 2023, les logements classés G (consommation > 450 kWh/m²/an) ne peuvent plus être mis en location.
  • Depuis le 1er janvier 2025, tous les logements G sont interdits à la location.
  • À partir du 1er janvier 2028, les logements F seront à leur tour interdits à la location.
  • La révision du DPE de janvier 2026 peut faire sortir certains logements électriques de ces catégories, mais pour les logements chauffés au gaz ou au fioul, les contraintes restent identiques.

Logement ancien, neuf, locatif : comment se portent les trois grands segments du marché ?

La reprise de 2026 n'est pas uniforme. Les trois grands segments du marché immobilier (l'ancien, le neuf et le locatif) suivent des trajectoires différentes, avec des opportunités et des risques spécifiques à chacun.

Le marché de l'ancien : reprise confirmée et généralisée

L'ancien tire clairement la reprise du marché immobilier en 2026. Plusieurs signaux convergent pour confirmer cette tendance :

  • Les délais de vente raccourcissent dans la grande majorité des marchés urbains, repassant sous les 75 jours à Lyon, Lille, Toulouse et Marseille, contre plus de 90 jours au creux de 2023.
  • Le taux de négociation reste élevé (86 % des ventes comportaient une négociation en avril 2025 selon Laforêt, contre 61 % en 2022), ce qui indique que les acheteurs conservent un levier de négociation réel, mais que les vendeurs acceptent désormais de s'ajuster.
  • Les biens en bon état général, bien situés, avec un DPE D ou mieux se vendent parfois en quelques jours dans les marchés tendus (Nice, Toulouse, Rennes, Lille).
  • Les passoires thermiques (F et G) restent en décote de 10 à 20 % par rapport aux biens équivalents mieux classés, mais cette décote peut être arbitragée par la révision du coefficient DPE pour les biens chauffés à l'électricité.

Le marché du neuf : crise persistante sans dispositif de remplacement

Le marché du neuf reste en difficulté structurelle en 2026. Les ventes totales de logements neufs ont chuté de 8,3 % au deuxième trimestre 2024, et les mises en vente restent au plus bas historique. Les causes sont multiples et s'alimentent mutuellement :

  • La fin du dispositif Pinel au 31 décembre 2024 a supprimé le principal moteur fiscal de l'investissement locatif neuf, réduisant mécaniquement la demande d'investisseurs.
  • La hausse des coûts de construction (matériaux, énergie, main-d'œuvre) a dégradé la rentabilité des programmes pour les promoteurs, freinant de nouveaux lancements.
  • Les délais d'instruction des permis de construire restent longs (12 à 24 mois dans les grandes agglomérations), décalant dans le temps tout retour à la normale de l'offre.
  • L'écart de prix entre neuf et ancien (environ +20 à +30 % selon les marchés) reste difficile à justifier pour de nombreux acheteurs primo-accédants, même avec les avantages techniques du neuf (RE2020, charges réduites, garanties).

Sans politique publique de relance ciblée (nouveau dispositif d'aide à l'investissement locatif neuf, facilitation des permis de construire, aide à la primo-accession dans le neuf), le marché du neuf devrait rester atone en 2026. Sa relance est conditionnée à des décisions politiques dont les arbitrages n'ont pas encore été rendus à la date de publication de cet article.

Le marché locatif : offre sous pression, loyers en hausse

Le marché locatif est soumis à une tension croissante en 2026, résultant de la conjonction de deux phénomènes :

  • La réduction de l'offre disponible : les interdictions progressives de location des passoires thermiques (G depuis 2025, F à partir de 2028) retirent du marché un nombre significatif de logements, sans que la production neuve ne compense.
  • La hausse des loyers dans les zones tendues : Paris, Lyon, Bordeaux, Nice et les grandes métropoles universitaires voient les loyers progresser de 3 à 6 % en 2025-2026 dans les zones non soumises à l'encadrement des loyers. Dans les zones encadrées (Paris, Lille, Bordeaux notamment), les loyers de référence sont réévalués annuellement.

« 2026 confirme la bifurcation entre deux marchés : celui des biens performants énergétiquement, qui captent toute la demande locative et vont bien se valoriser, et celui des passoires thermiques, qui s'enfoncent dans la décote et l'illiquidité. Ce n'est plus une tendance : c'est une réalité structurelle. »

Arche Immobilier, Analyse du marché locatif, mai 2026

Quels sont les facteurs structurels qui pilotent le marché immobilier ?

Au-delà des tendances conjoncturelles de 2026, le marché immobilier français est traversé par des forces de fond qui façonnent sa trajectoire sur 5 à 10 ans. Les comprendre permet de prendre des décisions d'achat ou d'investissement moins dépendantes des cycles courts.

Les taux directeurs et la politique monétaire de la BCE

La politique monétaire de la Banque Centrale Européenne est le facteur le plus direct sur les taux de crédit immobilier. Une baisse de 1 point des taux directeurs se traduit, avec un délai de 3 à 6 mois, par une baisse similaire des taux de crédit et donc une hausse de la capacité d'emprunt des ménages. Le marché immobilier est donc en partie un marché « taux-dépendant », ce qui explique sa sensibilité aux décisions de Francfort.

La démographie et les nouveaux modes de vie

Le vieillissement de la population crée une demande structurelle de logements adaptés (rez-de-chaussée, ascenseur, proximité des services médicaux) et d'habitats accompagnés (résidences seniors, EHPAD). La décohabitation (augmentation des personnes vivant seules) maintient une demande de petites surfaces dans les centres-villes malgré une population totale qui croît lentement. Le télétravail hybride, devenu la norme pour une large fraction des cadres, redessine la géographie de la demande : les villes à 1h-1h30 des grandes métropoles gagnent en attractivité.

La réglementation environnementale et la transition énergétique

La loi Climat et Résilience de 2021 a engagé une transformation profonde du parc immobilier français dont les effets se déploieront sur 15 à 20 ans. Le calendrier des interdictions de location selon le DPE, la révision du coefficient DPE en 2026, la suspension puis la probable réorientation de MaPrimeRénov' : chaque évolution réglementaire redessine la carte de la valeur immobilière. Les biens performants (DPE A, B, C) sont structurellement valorisés ; les passoires thermiques non rénovables (certains biens en copropriété avec contraintes techniques) vont connaître une dépréciation progressive et inexorable.

FAQ : Vos questions sur le marché immobilier en 2026

Le marché immobilier va-t-il remonter en 2026 ?

Oui, mais de manière mesurée et différenciée selon les segments. Les projections anticipent 980 000 ventes en 2026 (contre 929 000 en 2025, soit +11 % sur un an) et une hausse modérée des prix de 1 à 2 % en moyenne nationale. La reprise est plus forte dans les marchés dynamiques (Nice, Marseille, Toulouse, villes moyennes bien connectées) et plus timide dans les segments exposés aux passoires thermiques ou dans le neuf, qui reste structurellement en difficulté.

Faut-il acheter maintenant ou attendre une nouvelle baisse des taux ?

Les taux se stabilisent autour de 3,25 à 3,5 % sur 20 ans et ne devraient pas baisser brutalement à court terme. Attendre 6 à 12 mois ne ferait gagner que quelques dixièmes de point : pas suffisant pour justifier de reporter un projet immobilier solide. En revanche, le pouvoir de négociation côté acheteur est encore élevé en 2026 : c'est le moment de négocier les prix, pas d'attendre les taux. Les primo-accédants solvables avec un bon apport sont dans une position particulièrement favorable.

Quelles villes voient leurs prix immobiliers repartir à la hausse en 2026 ?

Nice est le marché le plus dynamique de France métropolitaine, porté par une demande internationale forte et une offre structurellement limitée. Marseille confirme son attractivité nationale. Des villes moyennes comme Reims, Perpignan, Angers et Le Mans voient leurs prix progresser portées par l'exode des grandes métropoles et le télétravail hybride. À l'inverse, Lyon, Bordeaux et Paris sont en phase de stabilisation après correction.

Quel est l'impact de la suspension de MaPrimeRénov' sur les projets de rénovation ?

La suspension de MaPrimeRénov' depuis le 1er janvier 2026 supprime la principale aide nationale à la rénovation énergétique. Les propriétaires ayant un projet de travaux doivent désormais composer avec les dispositifs alternatifs : les CEE (Certificats d'Économie d'Énergie) distribués par les fournisseurs d'énergie, l'éco-PTZ (prêt sans intérêts jusqu'à 50 000 €), les aides locales des régions et collectivités, et le Prêt Avance Mutation pour les ménages modestes. Pour les dossiers transmis en 2025 et validés, le traitement et le versement des aides se poursuivent normalement.

Le marché du neuf va-t-il se redresser en 2026 ?

Pas significativement à court terme. Sans dispositif de remplacement du Pinel, la production neuve restera au plus bas. Les promoteurs concentrent leurs efforts sur les programmes déjà lancés et commercialisés, sans engager de nouveaux projets dans un contexte de demande atone et de coûts de construction élevés. Une relance du marché du neuf est conditionnée à une décision politique (nouveau dispositif d'aide à l'investissement locatif neuf ou à la primo-accession) dont les contours ne sont pas encore définis à la date de publication de cet article.

À retenir sur le marché immobilier 2026

  • Reprise mesurée et différenciée : 980 000 ventes projetées (+11 %), prix en hausse modérée de 1 à 2 %.
  • Fenêtre acheteur favorable : taux stabilisés à 3,25-3,5 %, pouvoir de négociation encore élevé, attendre les taux est risqué.
  • Choc réglementaire : nouveau coefficient DPE (gain d'une classe pour 35 % du parc électrique) et suspension de MaPrimeRénov'.
  • Bifurcation structurelle : les biens performants (DPE A à C) se valorisent, les passoires thermiques s'enfoncent dans la décote.
  • Géographie redessinée : Nice, Marseille et les villes moyennes connectées surperforment ; Paris, Lyon, Bordeaux se stabilisent après correction.
  • Le neuf reste en crise sans nouveau dispositif fiscal d'aide à l'investissement locatif.

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Sources

Les données et informations de cet article sont issues des sources suivantes :

  • Notaires de France, Baromètre immobilier et statistiques des transactions 2025, mis à jour en mai 2026 (notaires.fr)
  • France Info / Notaires de France, Annonce des 929 000 transactions en 2025, janvier 2026
  • Laforêt Immobilier, Baromètre du pouvoir de négociation, avril 2025
  • Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI), Statistiques du marché du neuf T2 2024 (federation-promoteurs.fr)
  • Bien'ici (filiale Arche Immobilier), Observatoire des prix au m² dans les grandes villes françaises, mai 2026
  • Banque de France / BCE, Données sur les taux directeurs et taux de crédit immobilier, 2024-2026
  • Direction de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Paysages (DHUP), Réforme du coefficient DPE au 1er janvier 2026
  • Agence Nationale de l'Habitat (ANAH), Communiqué de suspension de MaPrimeRénov', décembre 2025
  • Arche Immobilier, Données internes, analyses terrain et perspectives des dirigeants des 7 réseaux partenaires, mai 2026